Suzanne et Moi
Tissus anciens, art populaire alsacien et poésie cousue main
Chaque création commence par une trouvaille de brocante : un lin usé par le temps, du véritable Kelsch, ou un objet oublié qui ne demande qu’à chanter son histoire.
06 82 88 39 47
Qui suis je?
Virginie, créatrice d’histoires, chineuse d’émotions.
A partir de tissus anciens, de lin, de Kelsch et d’objets oubliés chinés sur des brocantes, je crée des pièces uniques inspirées de l’art populaire alsacien.
Chaque réalisation est une rencontre entre mémoire des étoffes et poésie du quotidien.
Une manière sensible de faire vivre le patrimoine et de raconter autrement l’Alsace d’hier et d’aujourd’hui.
Si une grande partie de mon travail est créée au gré de mes inspirations, j’aime aussi donner vie à des projets sur mesure.
Une histoire de famille, une naissance, un lieu cher à votre cœur ou un objet chargé de souvenirs peuvent devenir le point de départ d’une réalisation entièrement personnalisée.
Si une grande partie de mon travail est créée au gré de mes inspirations, j’aime aussi donner vie à des projets sur mesure.
Une histoire de famille, une naissance, un lieu cher à votre cœur ou un objet chargé de souvenirs peuvent devenir le point de départ d’une réalisation entièrement personnalisée.
Mon univers
Une inspiration tissée de Kelsch alsacien, d’objets anciens et de mémoire collective.
Le Kelsch, étoffe d’Alsace
Tissu emblématique du patrimoine textile alsacien, le Kelsch se reconnaît à ses carreaux ou ses rayures, traditionnellement tissés en lin, parfois en chanvre, puis plus tard en métis lin et coton, dans des tons rouges ou bleus. Autrefois présent dans les intérieurs alsaciens, notamment pour le linge de maison et les alcôves, il traverse aujourd’hui les générations.
À l’atelier, je travaille principalement des Kelsch anciens, parfois marqués par le temps et l’usage : des étoffes précieuses que j’aime associer à mes créations contemporaines.
Et parce que le Kelsch est bien plus qu’un tissu et qu’il me passionne, je serai ravie de vous en raconter davantage, de vous montrer différentes pièces et de partager leur histoire avec vous lors d’une visite à l’atelier.
Les histoires
« Les objets anciens ont une présence qui me touche profondément. Leur patine, leur vécu, les traces du temps qu’ils portent racontent déjà une histoire. Dans l’atelier, je les écoute, puis j’imagine la suite : de petits récits aux airs de conte pour enfants, inspirés par les personnages et les décors qui naissent entre mes mains. C’est une manière de prolonger un récit commencé bien avant moi, et qui continuera bien après… »
La cigogne et le cervelas
Il était une fois, en Alsace, une cigogne très appliquée.
Elle connaissait les toits à colombages par cœur, les clochers pointus, les nids perchés sur les anciennes cheminées d’usine. Elle volait haut, avec grâce, et accomplissait son travail avec sérieux : porter les bébés là où on les attendait.
Il était une fois, en Alsace, une cigogne très appliquée. Elle connaissait les toits à colombages par cœur, les clochers pointus, les nids perchés sur les anciennes cheminées d’usine. Elle volait haut, avec grâce, et accomplissait son travail avec sérieux : porter les bébés là où on les attendait.
Un matin de marché, en pleine mission de livraison, alors qu’elle traversait le ciel clair au-dessus d’un village entouré de vignes, elle descendit un peu plus bas que d’habitude. La place était animée, les paniers débordaient de légumes, les nappes à carreaux rouges flottaient au vent, et l’air sentait le pain chaud et la fumée légère. C’est là qu’elle le vit.
Sur l’étal du charcutier, bien aligné entre les saucisses et les jambons fumés, reposait un cervelas. Il était rond et dodu, enveloppé d’un tissu à petits carreaux roses qui lui donnait l’air d’un coussin moelleux. Il semblait presque sourire au soleil. La cigogne ralentit son vol. Elle ne savait pas vraiment pourquoi, mais son cœur battit un peu plus vite. Ce n’était pas l’appel d’un berceau. Ce n’était pas le cri d’un nouveau-né. C’était autre chose. Quelque chose de simple, de chaleureux, de familier. Elle se posa près de l’étal. Le cervelas ne disait rien, mais son fumet évoquait mille souvenirs… Des repas partagés dans les cours pavées, des feux de sarments après les vendanges, des éclats de rire autour d’une table trop petite pour tout le monde. Il parlait de tradition, de gestes transmis, de choses qui ne changent pas même quand le monde s’agite. La cigogne regarda le petit papier qu’elle portait sous son aile. Une nouvelle naissance l’attendait un peu plus loin. Elle leva les yeux vers le ciel. Puis elle les posa à nouveau sur le cervelas. Il y a tant de cigognes en Alsace, pensa-t-elle. Assez pour porter tous les bébés du monde. Mais qui veillerait sur ces petits trésors-là, sur ces saveurs, sur ces souvenirs que l’on serre contre soi quand vient l’hiver ? Alors, doucement, elle prit le cervelas entre ses ailes. Depuis ce jour, on la voit installée dans une vieille caisse en bois, bien droite dans ses petites bottes, le regard paisible.
Elle ne traverse plus les nuages aussi souvent. Elle veille autrement. On dit qu’elle protège les marchés du samedi matin, qu’elle souffle un peu de chaleur sur les tablées d’hiver, et qu’elle rappelle aux habitants que les traditions sont des trésors fragiles. Et si vous passez par un village alsacien, entre les vignes et les maisons anciennes, regardez bien.
Vous apercevrez peut-être une cigogne avec une belle coiffe en Kelsch ancien, serrant contre elle un cervelas dodu. Pas par hasard. Par amour des choses simples.
La poule et la casserole émaillée
Il était une fois, dans un petit village niché au cœur des collines, une vieille poule nommée Coquette.
Coquette était différente des autres poules. Elle avait des plumes plus douces et un regard plus sage. Elle aimait se promener dans le jardin de la ferme, picorer les graines et observer les papillons virevolter.
Il était une fois, dans un petit village niché au cœur des collines, une vieille poule nommée Coquette. Coquette était différente des autres poules. Elle avait des plumes plus douces et un regard plus sage. Elle aimait se promener dans le jardin de la ferme, picorer les graines et observer les papillons virevolter. Un jour, alors que le printemps pointait le bout de son nez, Coquette découvrit une vieille casserole émaillée abandonnée sous un pommier. La casserole avait des bords légèrement ébréchés. Coquette s’approcha et la contempla avec curiosité. « Que fais-tu là, belle casserole ? » dit-elle en caquetant doucement. « Es-tu triste d’être laissée de côté ? » La casserole ne répondit pas, bien sûr, mais Coquette décida de son destin.
Elle se mit à couver ses œufs dans la casserole. Chaque jour, elle s’installait confortablement, réchauffant ses œufs avec amour. Elle imaginait déjà les petits poussins sortant de leurs coquilles et découvrant le monde. Les autres poules se moquaient d’elle. « Pourquoi couves-tu tes œufs dans une vieille casserole ? » riaient-elles. « Les nids sont faits pour ça, pas les casseroles ! » Mais Coquette ne se laissa pas décourager. Elle continuait à couver, jour après jour. La casserole devint son refuge et sa confidente. Elle lui racontait des histoires, des secrets, et même des chansons. La casserole, silencieuse mais réconfortante, semblait l’écouter attentivement.
Un matin, alors que le soleil se levait, Coquette entendit un petit craquement. Un de ses œufs venait d’éclore ! Elle était si excitée qu’elle sauta hors de la casserole, laissant derrière elle un petit poussin tout duveteux. Le poussin regarda autour de lui, émerveillé par le monde. Les autres poules s’approchèrent, curieuses. « Eh bien, Coquette, tu avais raison ! » dirent-elles. « Ta casserole a donné naissance à un adorable poussin ! » Coquette était fière. La casserole, désormais baptisée « Léonie », devint le nid de tous ses poussins. Chaque année, elle couvait ses œufs dans la casserole émaillée, transmettant son amour et sa sagesse aux générations futures. Et ainsi, la vieille casserole émaillée devint un symbole d’amour et de persévérance dans le petit village.
Coquette et ses poussins vécurent heureux, entourés de fleurs et de papillons, sous l’ombre bienveillante du pommier.
Les vaches et la maison d'hôte
Il était une fois… une maison d’hôte dans le Haut-Doubt qui faisait rêver tout un troupeau…
Lasses d’être laissées au pâturage journées durant, les ruminantes voyaient des touristes arriver et repartir chaque semaine, des étoiles dans les yeux. Elles se mirent à rêver de chambres cosy, de literie en lin et laine de mouton des Vosges ou encore de bons petits plats locaux cuisinés avec amour…
Il était une fois… une maison d’hôte dans le Haut-Doubt qui faisait rêver tout un troupeau…
Lasses d’être laissées au pâturage journées durant, les ruminantes voyaient des touristes arriver et repartir chaque semaine, des étoiles dans les yeux. Elles se mirent à rêver de chambres cosy, de literie en lin et laine de mouton des Vosges ou encore de bons petits plats locaux cuisinés avec amour…
Un beau jour, Anne et son mari, qui avaient ouvert une merveilleuse maison d’hôte sur les hauteurs de Les Gras, se promenaient sur le petit sentier qui longeait leur propriété.
Ils connaissaient bien leurs voisines, et virent que quelque chose n’allait pas. Un regard un peu triste leur parvint et c’est ainsi qu’ils comprirent et eurent l’idée de convier leurs compagnes de prairie dans leurs si jolies chambres.
Nul besoin de prier ces dames, encore un brin d’herbe au coin de la bouche, elles emboîtèrent joyeusement le pas de l’hôtesse qui les installa dans les différentes chambres de sa belle maison.
Très excitées par cette aventure incroyable qui s’offrait à elles, les vaches prirent volontiers leurs aises.
Après plusieurs jours d’oisiveté et de douceur, s’étant reposées sur les matelas si confortables, les vaches s’installèrent aux fenêtres et discutèrent entre elles. Elles parlèrent des souvenirs déjà bien ancrés de ce séjour inédit, mais se rendirent aussi compte que si le confort d’une chambre aura été une expérience incroyable, rien ne valait leur espace vert du Haut-Doubs à perte de vue.
Après avoir chaleureusement meuglé pour remercier le couple qui les accueillait avec tant de gentillesse, le troupeau regagna la colline voisine et l’herbe leur sembla si fraîche, si tendre ! Meilleure que jamais.
Avec beaucoup de bonheur, elles firent tinter leurs cloches, et la douce musique berça les hôtes du matin au soir et du soir au matin, jusqu’à la fin des temps.
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Du 4 au 13 septembre 2026 :
Foire Européenne de Strasbourg dans l’espace « Made in Elsass » (67)

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